La CFTC interpelle les candidats : conditions de travail, santé au travail

La CFTC interpelle les candidats : conditions de travail, santé au travail

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Jeudi 9 mars 2017

conditions de travail, santé au travail

Le diagnostic de la CFTC : la CFTC entend rappeler l’importance de la culture d’une vision positive du monde du travail. Cela passe autant par l’amélioration du dialogue social qui doit s’apprendre (mise en œuvre de compétences relationnelles, émotionnelles, de connaissance des besoins de l’autre, rappel des règles de base de la psychologie et de la communication non violente, rappel du rôle, des droits et des devoirs de chacun des acteurs de l’entreprise : chef d’entreprise, IRP, syndicats, managers, chaque salarié, etc.…) que par la prévention des risques psychosociaux.

Réponse de Nicolas Dupont-Aignan

En matière de santé publique, l’un de nos axes est la prévention. Donc, bien évidemment, nous ferons la promotion de la prévention des risques psychosociaux.
Redonner du sens et de la sérénité aux salariés est une priorité qui doit être partagée par ceux qui gouvernent le pays, les entreprises, les partenaires sociaux, les manageurs et les salariés.

Réponse de François Fillon

Le bien-être au travail est essentiel à la bonne marche des entreprises et à l’épanouissement des salariés. Pour cela, je veux miser sur la réforme du dialogue social. Je lancerai une grande rénovation du dialogue social qui se fera dans la concertation à partir de l’été 2017. Je veux redonner la priorité au dialogue social et étendre la place accordée à la négociation collective, et d’abord au niveau de l’entreprise. Pour cela, il nous faut rénover en profondeur notre droit du travail (qui doit devenir plus simple, plus lisible et plus sûr et laisser plus de place à l’accord collectif).
Je veux aussi miser sur le numérique pour simplifier les démarches et fluidifier les relations au travail. Je renforcerai ainsi la compétitivité de nos PME/PMI grâce au numérique en passant en cinq ans de 10% à 100% des PME/PMI accompagnées ; un grand plan de rattrapage et d’accompagnement sera mis en œuvre à l’issue des états généraux de l’industrie et de l’innovation.

Réponse de Benoît Hamon

Il est effectivement urgent de mener un plan de revalorisation des conditions de travail, qui sont parfois extrêmement difficiles pour nombre de travailleurs. Poursuivre l’amélioration des conditions de travail, c’est donner les moyens aux agents du travail bien fait. Le chantier engagé en 2015 doit être approfondi, à la fois dans les dimensions de prévention et de réparation. Le rôle de la médecine professionnelle de prévention doit être renforcé. Elle joue un rôle central, notamment dans l’anticipation des effets de la pénibilité de certains métiers. En effet, avec l’allongement des carrières, la prévention de l’usure professionnelle est devenue un enjeu majeur dont la prise en charge appartient aux employeurs publics, qui devront prendre anticiper la réorientation de l’agent dès le milieu de sa carrière professionnelle. De même, la reconnaissance du burn out dans le secteur public doit s’accompagner de l’obligation pour l’employeur public de mettre en œuvre des modes d’organisation et de management respectueux des individus. Une attention particulière sera apportée aux personnels de santé. Un plan de revalorisation des carrières et de recrutement à l’hôpital sera mis en œuvre.

Réponse d'Emmanuel Macron

La prévention est le fil rouge de la politique que nous voulons porter, et le bien-être au travail en est l’une de ses dimensions. Nous mobiliserons tous les leviers, y compris les campagnes de sensibilisation lorsque celles-ci s’avèrent pertinentes. Nous proposons la création d’un service sanitaire de 3 mois pour tous les étudiants en santé, qui interviendront dans les écoles et entreprises. Le bien-être au travail pourra être l’un de leur axe de travail.