Suivez-nous

Pourquoi l’Assemblée nationale doit préserver l’unicité du 1er mai, seul jour chômé et payé

21 janvier 2026 | SocialVie pratique

  • Partage

Ce jeudi 22 janvier, une proposition de loi visant à permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er Mai est examinée par l’Assemblée nationale. La CFTC s’y oppose fermement : pour notre organisation, le 1er Mai doit rester – comme la loi le prévoit actuellement – le plus universel des jours fériés.

Déjà votée par le Sénat à l’été 2025, la proposition de loi permettant aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er Mai est examinée ce jeudi 22 janvier par l’Assemblée nationale. Elle vise à permettre aux salariés œuvrant dans certains secteurs et commerces spécifiques de pouvoir travailler le 1er mai (sur la base du volontariat). Selon cette proposition de loi, seraient ainsi concernés les salariés œuvrant dans : 

– les commerces de bouche de proximité, tels que les boulangeries, les pâtisseries, les primeurs, les boucheries ou encore les poissonneries

– les établissements assurant à titre principal la vente de fleurs naturelles, soit les fleuristes et les jardineries, qui vendent le muguet que l’on s’offre ce jour

– les établissements du secteur culturel, en particulier les cinémas et les théâtres

La CFTC s’oppose fermement à cette trivialisation de la Fête du Travail: journée de lutte pour le droit des travailleurs et travailleuses, le 1er mai doit rester – pour notre organisation –  un jour férié sanctuarisé. A ce titre, quelques rappels juridiques de base s’imposent.

Une exception qui ne serait pas justifiée

Le 1er Mai bénéficie d’un statut particulier, puisqu’il s’agit du seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré pour tous les salariés, en application de la loi. Il s’agit d’une disposition d’ordre public absolu : il n’est pas possible d’y déroger, que ce soit par accord collectif ou sur volontariat du salarié.  Il existe cependant (déjà) une exception pour les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent pas interrompre le travail : les transports, les hôpitaux, etc…On comprend donc bien que les salariés des commerces de bouche, des cinémas ou des fleuristes – que ce projet de loi ambitionne de pouvoir faire travailler le 1er mai – ne soient pas concernés: leur activité peut être suspendue une journée, sans qu’il y ait de dommages significatifs pour la collectivité.

Ne pas affaiblir l’universalité du 1er mai

Les établissements et services pour lesquels la continuité de l’activité est indispensable sont donc les seules entreprises et institutions autorisées à faire travailler leurs salariés le 1er mai. Le cas échéant, le salarié perçoit le double de son salaire. Pour la CFTC, la législation actuelle relative au 1er mai fait donc déjà parfaitement son office: y ajouter des exceptions, c’est affaiblir l’universalité et l’importance de cette journée, qui doit rester exceptionnelle et chômée, pour l’immense majorité des travailleurs.

AC

Actualités, ressources, ne manquez rien abonnez-vous à notre newsletter

Actualités, ressources, ne manquez rien…

Abonnez-vous à la newsletter !