PEC : Tout savoir sur le Parcours Emploi Compétences

PEC : Tout savoir sur le Parcours Emploi Compétences

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Jeudi 18 avril 2019
FORMATION PRO

Depuis une circulaire du 1er janvier 2018, les contrats aidés ont été transformés en Parcours Emploi Compétences (PEC). Que cela change t-il ? Qu’est-ce que le PEC ? Comment en profiter ? Quelles sont les avantages pour l’employeur ? La CFTC répond à toutes vos questions.

Le PEC : qu’est-ce que c’est ?

Depuis le 1er janvier 2018, les contrats aidés ont été transformés en Parcours Emplois Compétences ou PEC. Nouveau nom, mais même but : faciliter l’insertion professionnelle des personnes les plus éloignées de l’emploi.

Le Parcours Emploi Compétences n’est autorisé que dans le secteur non-marchand c’est à dire les employeurs publics et les associations.

Afin de remplir son objectif, le PEC prévoit :

  • l’acquisition par l’employé de compétences qui répondent soit à des besoins du bassin d’emploi soit à d’autres métiers qui recrutent.
  • l’accompagnement de l’employé
  • un accès à la formation
  • une aide financière pour l’employeur (entre 30 % et 60 % du Smic brut selon la décision du préfet de région).

Bon à savoir

Un contrat aidé, ou emploi aidé, était un contrat de travail pour lequel l’employeur recevait une aide financière réduisant le coût du travail afin de favoriser l’insertion dans l’emploi de personnes ayant des difficultés à être embauchées.

Le PEC est prescrit dans le cadre de CUI-CAE (Contrat Unique d’Insertion et Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi), pour une durée de 9 à 12 mois et 20 à 26 heures par semaine. Il permet des recrutements en CDI ou CDD. Les salariés embauchés en CUI-CAE, perçoivent un salaire au moins égal au SMIC horaire (sauf s’il existe des dispositions contractuelles ou conventionnelles plus favorables).

Le PEC : comment ça marche ?

Tout d’abord, au moment de la signature de la demande d’aide, un entretien a lieu entre le prescripteur, l’employeur et le futur salarié afin de formaliser les engagements pris et les compétences que le poste doit permettre d’acquérir.

Un suivi est ensuite réalisé durant toute la durée du contrat. Puis, entre 1 à 3 mois avant la fin du contrat, un entretien de sortie est réalisé entre le prescripteur et l’employé. Il vise à faire le point sur les compétences acquises par l’employé, d’envisager un renouvellement de l’aide ou encore de mobiliser des prestations ou formations qui viendrait compléter les compétences acquises.

Bon à savoir

Pour en savoir plus sur le PEC, rendez-vous ici :
https://travail-emploi.gouv.fr/emploi/parcours-emploi-competences/article/parcours-emploi-competences

À qui s’adresse les PEC ?

Quels employés ?

Les Parcours Emplois Compétences sont destinés aux publics les plus éloignés du marché du travail. Il s’agit le plus souvent de personnes sans emploi qui rencontrent des difficultés sociales et professionnelles comme les travailleurs handicapés ou les résidents des quartiers prioritaires de la politique de la ville. C’est le conseiller du service public de l’emploi qui, après avoir réalisé un diagnostic, choisi d’orienter le candidat vers un PEC.

Pour effectuer une demande de Parcours Emploi Compétences, vous pouvez vous adresser à l’agence Pôle emploi, à la mission locale ou au Cap emploi-Sameth de votre territoire.

Quels employeurs ?

Les employeurs sont sélectionnés selon les critères suivants :

  • Leur capacité à accompagner l’employé au quotidien, notamment en lui assignant un tuteur qui favorisera son intégration dans l’établissement,
  • Leur capacité à donner l’accès à la formation et à l’acquisition de compétences (remise à niveau, pré-qualification, période de professionnalisation, VAE…)
  • Le cas échéant, leur capacité à pouvoir pérenniser le poste.

Quelles aides pour les employeurs ?

Le PEC ouvre droit à différentes aides pour les employeurs :

  • une aide mensuelle de l’État fixée au niveau régional par des arrêtés des préfets de région, dans la limite de 95% du taux horaire brut du Smic.
  • une exonération de cotisations patronales au titre des assurances sociales et des allocations familiales, de la taxe sur les salaires, de la taxe d’apprentissage et des participations dues par les employeurs au titre de l’effort de construction.
Crédit photographique : Pixabay