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Smic, retraite, arrêts de travail : ce qui change en janvier 2026

6 janvier 2026 | Social

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Revalorisation du SMIC, hausse de la retraite de base, plafonnement de la durée des arrêts de travail…La CFTC revient en bref sur cinq changements et nouvelles dispositions qui impacteront le quotidien de millions de Français, en entrant en vigueur dès ce début d’année 2026.

La retraite de base et les minima sociaux sont revalorisés de 0.9%

Un temps évoqué par le désormais ex Premier ministre François Bayrou, le gel des retraites ne fait pas partie des mesures prévues par la loi de financement de la Sécurité sociale de 2026, votée mi-décembre par les parlementaires. Les retraites de base et les minima sociaux (comme le RSA, l’allocation aux adultes handicapés ou encore l’allocation spécifique aux personnes âgées) seront donc revalorisés de 0,9% au 1er janvier 2026. Il s’agit d’un taux indexé sur l’augmentation moyenne des prix à la consommation (hors tabac) sur l’année 2025 calculée par l’Insee, comme le prévoit la loi. Parallèlement, la réforme du système des retraites, telle qu’elle était prévue initialement, est suspendue.

Le SMIC se voit relevé de 1.18%

Calculé en fonction de l’inflation et de l’évolution des salaires horaires de base des ouvriers et des employés, le SMIC sera automatiquement revalorisé de 1.18% en 2026. Un montant cependant jugé insuffisant par la CFTC : en effet, si le SMIC permet, au mieux, de subvenir à ses besoins élémentaires comme se nourrir, se loger et payer ses factures, il est aujourd’hui très loin de permettre à ses bénéficiaires de vivre dignement, au sens où la CFTC l’entend. Tout salaire devrait en effet aussi permettre d’avoir un accès raisonnable aux loisirs, aux biens culturels ou encore permettre d’épargner pour des projets d’avenir ou pour ses enfants. A ce titre, notre organisation avait plaidé pour une hausse de 5% du SMIC en 2026 qui, sans être insurmontable pour les entreprises, aurait pu agir positivement sur la consommation et donc la croissance.

Création d’un congé de naissance, en complément du congé de maternité et de paternité

Pour tenter d’infléchir la baisse de la natalité, le dernier projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit la création d’un nouveau dispositif d’aide pour les jeunes parents : le congé de naissance. Il n’entrera en revanche pas – comme initialement prévu – en vigueur au 1er janvier 2026, mais au 1er juillet prochain, a fait dernièrement savoir le ministère de la Santé.

Ce congé de naissance pourra durer jusqu’à deux mois, pour chacun des deux parents. Le gouvernement a indiqué que le montant d’indemnisation de ce congé serait de 70% du salaire net le premier mois et de 60% le second. Précisons que ce dispositif s’ajoute aux congés maternité et paternité existants, avec un niveau d’indemnisation significativement plus élevé que le congé parental actuel (plafonné à seulement 428,71€, pour un congé à temps plein), qui est également maintenu.

La durée des arrêts de travail ne pourra plus dépasser 30 jours

L’un des articles du PLFSS 2026 plafonne désormais la durée des arrêts de travail à 30 jours pour un premier arrêt, et à deux mois en cas de renouvellement (il n’existait, jusqu’ici, aucune limite de durée applicable aux arrêts maladie). Cette mesure vise à réduire la hausse du volume des indemnités journalières (IJSS) versées par l’Assurance maladie aux salariés : le montant des arrêts de travail a en effet augmenté de 28,9% entre 2010 et 2019, puis de 27,9% entre 2019 et 2023.

Si la CFTC reconnaît que l’augmentation des IJSS représente un enjeu pour la maîtrise des dépenses d’assurance maladie, elle estime que de simples mesures d’ajustement ne peuvent être à la hauteur des enjeux sanitaires et budgétaires du régime. Pour notre organisation, la lutte contre les arrêts maladie et leur diminution se joue en effet d’abord au quotidien dans l’entreprise, via le renforcement des mesures de prévention en santé au travail et l’amélioration des conditions de travail et du management.

Le report de l’accès sans condition d’ancienneté aux activités sociales et culturelles est acté

Suite à une décision de la Cour de cassation, tous les salariés et stagiaires devaient théoriquement bénéficier des Activités Sociales et Culturelles (ASC), sans condition d’ancienneté, à partir du 1er janvier 2026. Une décision à laquelle s’oppose la CFTC : pour notre organisation, cet arrêt de la Cour pourrait paradoxalement amoindrir le pouvoir d’achat des travailleurs les plus fragiles (pour en savoir plus, lire ou relire cette interview de Claire Mignard, responsable des activités sociales et culturelles du CSE de TF1 SA et mandatée CFTC).

A cet égard, notre organisation a pris la tête d’un collectif de CSE des médias, qui a obtenu le report au 1er janvier 2027 de cette décision de la Cour. Parallèlement, ce regroupement de CSE militera pour faire annuler cette décision de justice : plutôt qu’une absence de condition d’ancienneté pour bénéficier des ASC, les CSE concernés demandent à ce que les activités sociales et culturelles soient réservées aux salariés ayant une ancienneté d’au moins 3 mois.

AC

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