Médias : Cyril Chabanier porte la voix des salariés de Smart

Médias : Cyril Chabanier porte la voix des salariés de Smart

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Vendredi 24 juillet 2020
Industrie

Ce vendredi matin, alors que l’intersyndicale Smart défilait dans les rues de Sarreguemines pour interpeller sur leur avenir, suite à l’annonce de la vente de leur usine de Hambach (Moselle) par Daimler, le président confédéral était l'invité de LCI.

Pourquoi la situation est particulièrement injuste pour les salariés de SMART ?

Les salariés avaient approuvé, lors d’un référendum consultatif, en 2015 le «Pacte 2020», qui prévoyait le retour à 39 heures de travail hebdomadaire, payées 37, avec un rétablissement des 35 heures en 2020.

En mars 2019, le groupe Daimler, qui détient Mercedes-Benz et Smart, avait annoncé la fin de la production de la Smart en France et sa délocalisation en Chine à partir de 2022.

À la place, des Mercedes devaient être fabriquées sur le site de Hambach (rebaptisée «Smartville» car berceau historique de la petite voiture) à partir de l’automne 2020.

Pour adapter l’usine à cette nouvelle production, Daimler avait récemment annoncé 500 millions d’euros d’investissement.

Alors que le « pacte » passé avec les salariés arrive à échéance et que ces-derniers ont remplis leur engagement, la décision de vendre le site est forcément ressenti comme une trahison.

Un 4×4 essence ou une citadine écolo ?

Si Ineos est un repreneur crédible, ne faudrait-il pas néanmoins privilégier un repreneur plus en adéquation avec le plan de relance et le plan climat? En effet, Ineos souhaite racheter une usine qui était destinée à construire des voitures électriques afin d’y produire son 4×4 Grenadier à motorisation essence. On ne sait pas par ailleurs si le groupe anglais prévoit des licenciements suite à la reprise.

Un repreneur oui, mais il ne faut pas laisser les sous-traitants sur le bord de la route !

C’est le message porté par l’intersyndicale dont fait partie la CFTC lors de sa visite au ministère des finances. Emmanuel Benner rappelle cette solidarité entre tous les travailleurs du site au micro de France 3.