“Je fais du bricolage et je m’occupe de mon jardin”, Julien, apprenti menuisier

“Je fais du bricolage et je m’occupe de mon jardin”, Julien, apprenti menuisier

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Jeudi 26 mars 2020
Notre drôle de vie

À 28 ans, Julien Bensard est en première année de CAP de menuiserie, dans un CFA d’Arles, actuellement fermé. Son entreprise ayant elle aussi fermé ses portes, il se retrouve en quarantaine à la maison. Les cours à distance lui prenant peu de temps, il en profite pour bricoler, jardiner.

Dans quelle situation vous retrouvez-vous ?

Je devais être en entreprise. Mais il n’y a que le patron et un associé qui travaillent quelques demi-journées. Sinon, tous les salariés sont en quarantaine. Pour le moment, je n’ai pas de contact avec mon employeur mais je suis toujours disponible. Et je sais que tous mes collègues sont en bonne santé. En attendant, je reste confiné à la maison.

Avez-vous la possibilité de suivre des cours à distance ?

Oui. Depuis le 18 mars. Les élèves commencent à recevoir des cours écrits, en français, en histoire-géographie et en prévention-santé-environnement. Ainsi que des quiz et des contrôles. Mais je ne suis pas sûr qu’ils soient tous au courant, je ne sais pas s’ils consultent leurs mails tous les jours. Personnellement, je prépare mon diplôme en un an au lieu de deux, en candidat libre, du fait que j’ai déjà un CAP. Donc je ne suis pas concerné par les matières générales. J’ai juste quelques exercices à faire et cela me prend peu de temps.

Est-ce que votre employeur vous a dit si vous alliez bénéficier du chômage partiel ?

Non, il ne m’en a pas encore parlé. Mais j’ai entendu dire que l’Etat allait débloquer des fonds pour cela. Et je pense que mon entreprise va en bénéficier. Je ne suis pas inquiet à ce sujet. Je pense que je vais quand même gagner quelque chose.

Comment vivez-vous cette période ?

Bien. Je vis à la campagne. Ce n’est pas comme si je devais rester confiné dans un studio de 20 m². En fait, je fais du bricolage et je m’occupe de mon jardin. Et je n’ai pas peur de l’épidémie, dans la mesure où je ne m’approche pas des gens et que personne ne vient me voir.

 

Propos recueillis par Laurent Barberon