Adapter votre logement à votre handicap : des solutions pour financer vos travaux

Adapter votre logement à votre handicap : des solutions pour financer vos travaux

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Mardi 16 juillet 2019
HANDICAP

Vous êtes une personne touchée par un handicap et votre logement n’est pas ou plus adapté à votre situation. Des solutions existent pour financer vos travaux d’adaptation ou d’accessibilité.

Propriétaire

Action Logement : le Prêt travaux pour le logement des personnes handicapées. Pour en bénéficier, vous devez être propriétaire occupant du logement à adapter et salarié d’une entreprise du secteur non agricole de 10 salariés et plus (les salariés du secteur agricole peuvent demander un prêt agri-travaux). Vous pouvez emprunter 10 000 € maximum au taux de 1 %, dans la limite de 10 ans. Renseignements : www.actionlogement.fr.

Agence nationale de l’habitat (Anah) : aide « Habiter facile ». Pour en bénéficier, vous devez être propriétaire-occupant de votre logement, celui-ci doit avoir au moins 15 ans, et vous ne devez pas dépasser un plafond de ressources. Elle financera 35 % à 50 % de vos dépenses, dans la limite de 7 000 € à 10 000 €, selon vos revenus et la composition de votre foyer. Renseignements : www.anah.fr.

Locataire

Faites une demande de travaux à votre bailleur. Si vous êtes locataire d’un logement social, ce dernier doit vous proposer de réaliser les travaux à ses frais ou de vous reloger dans un logement adapté ou adaptable. Si vous êtes locataire dans le parc privé, il peut prendre en charge vos travaux, accepter que vous les preniez en charge ou simplement les refuser.

Propriétaire ou locataire

Votre département : Prestation de compensation du handicap (PCH). La PCH logement permet de prendre en charge vos dépenses liées au handicap en matière de logement. Adressez-vous à votre Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), qui évaluera avec vous vos difficultés au quotidien. En fonction de votre dépense et de vos revenus du patrimoine de l’année précédente2, vos travaux pourront être pris en charge à 50 %, 80 % ou 100 %, avec un plafond de 10 000 € sur dix ans.

Caf : Prêt à l’amélioration de l’habitat (PAH). Il finance vos travaux de réparation, amélioration, assainissement ou isolation thermique (hors travaux d’entretien…). Pour en bénéficier, vous devez percevoir une prestation familiale autre que ALS, APL, AAH, RSA ou prime d’activité. Le prêt, au taux d’intérêt de 1 %, peut couvrir jusqu’à 80 % des dépenses. Renseignements : www.caf.fr.

Crédit d’impôt. Vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt de 25 % sur le coût de vos travaux. La dépense ne doit pas excéder, sur une période de cinq ans, 5 000 € pour une personne seule, 10 000 € pour un couple, plus 400 € par personne à charge et 200 € par enfant en résidence alternée.

D’autres organismes peuvent vous aider. C’est le cas de l’action sanitaire et sociale de l’assurance maladie (www.ameli.fr), d’associations comme Soliha (www.soliha.fr), sans oublier votre mutuelle ou votre caisse de retraite.

Crédit photographique : beeki / pixabay