[Reportage photo] Corée du Sud : à l’ombre des cerisiers, un printemps en demi-teinte

[Reportage photo] Corée du Sud : à l’ombre des cerisiers, un printemps en demi-teinte

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Jeudi 2 avril 2020
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Avant le confinement en France, il y a quelques semaines encore, la Corée du sud, après la Chine, était au centre de l'attention médiatique. Où en est ce pays aujourd'hui ? Un reportage photographique de Fanny Maréchal.

Durement touchée par l’épidémie de Covid-19 dès fin février, la Corée du Sud a réagi à l’explosion du nombre d’infectés en misant sur la prévention et la mise en place quasi immédiate de politiques sanitaires d’envergure. Entre campagnes de dépistage et de sensibilisation massives, et appel à la responsabilité de chacun, la lutte contre l’expansion du coronavirus, bien qu’impactant fortement l’économie sud-coréenne, a ainsi évité un confinement imposé et généralisé. 

Alors que le nombre de patients en rémission dépasse celui du nombre d’infectés, la Corée du Sud fait face à une recrudescence de cas essentiellement dûe au retour au pays de Coréens, et peine à endiguer totalement la propagation de l’épidémie. Loin d’être à l’abri d’une quelconque rechute, la péninsule coréenne continue de lutter activement contre l’expansion du virus, allant jusqu’à envisager une réorganisation complète de son système éducatif concernant la rentrée – déjà repoussée – du mois d’avril, ou annuler l’ensemble des festivals traditionnels majeurs tels que l’anniversaire de Bouddha, ou la célébration des cerisiers en fleurs. Au-delà des mesures parfois arbitraires qui rythment désormais la vie des coréens, la vie à Séoul suit son cours à un rythme toutefois moins effréné, sur fond de crise économique passagère, et d’un printemps qui se fait plus qu’attendre, et ne demande qu’à être pleinement vécu par ses habitants.

Un reportage photo de Fanny Maréchal

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Objets de campagnes de sensibilisation d’envergure, les mesures d’hygiène liées à la lutte contre la propagation du coronavirus, tel que le port du masque dans les transports en commun, sont en général fortement appliquées par l’ensemble de la population. 

(crédit photographie : Fanny Maréchal)

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Dans les quartiers d’affaires de Séoul comme celui de Gangnam-gu, là où la crise se fait le moins sentir, et où la vie active suit son cours, les employé(e)s des chaebols et autres grandes entreprises continuent d’arpenter les rues d’un air affairé.

(Crédit photographique : Fanny Maréchal)
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Mesure simple, mais pourtant pas si anodine : on trouve la plupart du temps dans les lieux publics tels que les restaurants, les cafés, les couloirs du métro, les temples, ou encore le marché de Dongdaemun, des pots de gel désinfectant mis à la disposition de tou(te)s.

(Crédit photographique : Fanny Maréchal)
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S’il devient de plus en plus difficile de se procurer des masques médicaux en pharmacie, on trouve encore dans la majeure partie des boutiques de vêtements des masques protecteurs en tissu, souvent de couleur noire. Un accessoire de mode devenu indispensable, dont l’efficacité laisse pour certains à désirer, mais plébiscité par les plus jeunes, à l’image des K-pop idols (crédit photographique : Fanny Maréchal).
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Comme dans beaucoup d’autres pays, le secteur du tourisme a été l'un des premiers frappés par la crise économique liée au Covid-19, poussant ainsi les gouvernements locaux à fermer de nombreuses infrastructures habituellement ouvertes au public. Dans le quartier traditionnel de Bukchon, situé aux abords du Palais de Gyeongbokgung, la foule a déserté les rues de ce célèbre village traditionnel hanok, dont les habitants subissent toute l’année le flot incessant de touristes étrangers, majoritairement asiatiques (crédit photographique : Fanny Maréchal).
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Designer d’accessoires de maroquinerie, Jun-Ho subit également les conséquences d’un ralentissement économique globalisé. Artisan dans le quartier d’Itaewon, une grande partie de la vente de ses produits repose sur l’export via quelques points de distribution en France et en Allemagne, deux pays aujourd’hui complètement bloqués par le confinement et la fermeture de nombreux commerces (crédit photographique : Fanny Maréchal).
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Au marché populaire de Gwangjang, les étals des stands de street-food coréenne, habituellement bondés à la pause déjeuner, peinent à trouver leur clientèle. En cause, les mesures indiquées par le Gouvernement pour endiguer la propagation du virus, qui déconseillent de fréquenter les lieux de rassemblement, même ouverts, comme ces marchés culinaires (crédit photographique : Fanny Maréchal).
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Parce qu’ils refusent de vivre dans la psychose, ou simplement parce qu’ils n’ont pas le choix, certains tenanciers de stands de street food des rues de Séoul ont pris le parti de continuer à servir leurs clients, et de tenir leur échoppe coûte que coûte. Jusqu’alors jamais imposée par le gouvernement, la question du confinement a été laissée au bon vouloir et au libre-arbitre de chacun (crédit photographique : Fanny Maréchal).
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À Hongdae plus qu’ailleurs, les rues comblées de boutiques, bars et restaurants en tout genre de ce quartier étudiant incontournable ne désemplissent pas, peu importe le jour de la semaine ou le weekend, et ce malgré le report de la rentrée de mars à début avril pour l’ensemble des universités du pays (crédit photographique : Fanny Maréchal)
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Si l’ensemble des festivals liés à la célébration des cerisiers en fleurs ont été officiellement annulés à travers la Corée, les séoulites se sont pressés dans les parcs tel que celui de la Seoul forest le weekend dernier, pour profiter des premières floraisons, et prendre le temps de s’émerveiller l’espace de quelques heures devant les beautés que peut offrir la nature au printemps (crédit photographique : Fanny Maréchal).
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