75 ans de la Sécu : cet amortisseur social qui nous protège

75 ans de la Sécu : cet amortisseur social qui nous protège

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Mercredi 7 octobre 2020
Sécurité sociale

La Sécu, tout le monde connaît. Sa mise en acte annuelle, à travers le PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale), en revanche, passe quasiment inaperçue. C’est pourtant bien au moment de son élaboration, puis de son vote, que l’essentiel de notre protection sociale se joue.

Et cette année, l’enjeu est particulier : la crise sanitaire a en effet creusé les comptes dans des proportions inédites. Pour la CFTC, c’est l’occasion de rappeler que ce contexte exceptionnel n’explique pas seul le déficit.

Face à la crise du Covid-19, la Sécurité sociale a, une fois de plus, pleinement assumé son rôle d’amortisseur social, nous permettant d’éviter la déroute économique et la catastrophe sociale qui frappent de trop nombreux pays. Cela, toutefois, au prix d’un déficit hors normes. Non seulement les dépenses ont été exceptionnelles, pour assurer l’accueil dans les hôpitaux, pour l’achat de tests, pour le soin des malades…, mais, en plus, les recettes ont été considérablement amoindries par la baisse de l’activité (l’activité salariée, en France, se traduit par des cotisations, qui abondent, notamment, les comptes de la Sécurité sociale) ! Une telle situation appelle une action à la hauteur des enjeux, et, dans ce cadre, la CFTC défend une approche stratégique du plan de relance, visant la montée en gamme de nos produits et services. 

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L’augmentation des recettes de la Sécu passe par une montée en gamme de l’économie française

En demandant qu’un objectif de montée en gamme de l’économie française soit associé au plan de relance, la CFTC opte pour la mise en place d’un cercle vertueux : des salariés plus qualifiés donc plus compétents créeront davantage de valeur. L’augmentation corollaire de leurs revenus se traduira par des cotisations plus élevées, donc par des recettes supplémentaires pour la Sécurité sociale. Ce qui, par ailleurs, limiterait le report du déficit sur les générations à venir.

Pour que ce tournant soit rendu possible, il est néanmoins impératif que les aides d’Etat directes ou indirectes, prévues par le plan de relance soient assorties de conditions.

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Forte de ces principes, la CFTC a fait part de son analyse du PLFSS 2021 lors des séances dédiées des conseils d’administration de chaque branche de la Sécurité sociale : assurance maladie, famille, assurance vieillesse, accidents du travail et maladie professionnelle, recouvrement… sans oublier l’autonomie, créée cette année.

Crédit photographique : Fred Romero