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Emploi-Chômage : dispositifs d’insertion et d’accompagnement pour jeunes de 16 à 30 ans

14 octobre 2022 | Espace pressePublications

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Le nouveau E-guide de la CFTC est disponible ! Il vous présentera les dispositifs d’insertion et d’accompagnement pour les jeunes de 16 à 30 ans. À découvrir et à télécharger.

Dispositifs d’insertion et d’accompagnement : jeunes de 16 à 30 ans

Qu’est-ce que la jeunesse ?

La jeunesse est la phase transitoire entre l’enfance et l’âge adulte. Pendant longtemps, cette phase était relativement courte et structurée par différentes étapes (indépendance résidentielle, obtention d’un emploi, naissance du premier enfant, etc.). Les parcours d’entrée dans la vie adulte se sont aujourd’hui complexifies et diversifies. Il n’y a pas une jeunesse mais plusieurs jeunesses.

Les données statistiques varient selon les sources et les besoins des enquêtes : 16-25 révolus (c’est-à-dire 26 ans moins un jour), 18-24 ans, 10-29 ans, 18-30 ans, etc. Par conséquent, les chiffres présentes dans ce recueil portent sur des âges divers, mais correspondent, la plupart du temps, aux moins de 30 ans.

Chiffres clés

Au 1er janvier 2018, la France est le premier pays d’Europe ayant la part de sa population de moins de 15 ans la plus importante : le nombre d’actifs de moins de 25 ans est stable depuis 25 ans (un peu moins de 3 millions de personnes) alors qu’il a plutôt tendance à décroitre dans les autres pays européens. 11,7 millions de personnes résidant en France ont entre 15 et 29 ans au 1er janvier 2021, et 7 988 000 ont entre 16 et 25 ans (Insee).

Source :
L’évolution démographique récente de la France : une singularité en Europe ?, de 2019

Politiques d’insertion pour les jeunes

La politique publique pour les jeunes s’inscrit dans un large périmètre : de l’éducation populaire en passant par la politique familiale, l’éducation nationale, la formation et l’insertion socioprofessionnelle, elle concerne aussi bien les mineurs que les jeunes majeurs jusqu’à 30 ans parfois, avec une vision transversale emploi, santé, logement.

Depuis 2016, le Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COJ) contribue à la coordination et a l’évaluation des politiques publiques relatives à la jeunesse de 16 à 30 ans, a l’insertion des jeunes et a l’éducation populaire et au dialogue entre les acteurs concernés par ces politiques. Il peut être consulte sur toute question d’intérêt général ou sur les projets de loi et de textes règlementaires ; à l’évaluation des politiques publiques.

Pour plus d’informations : www.jeunes.gouv.fr/coj

Au niveau de l’éducation nationale

43 % des jeunes non ou peu diplômes n’ont pas dépassé le collège. Le taux d’échec scolaire est particulièrement élève et tend à s’aggraver. Comparée aux 41 pays de l’OCDE et de l’UE, la France apparaît au 27ème rang sur les questions relatives à l’équité dans l’éducation. Rarement l’appartenance sociale d’un enfant détermine autant sa future réussite scolaire, ce qui pose des problèmes sur le plan de l’intégration sociale[1] .

Des dispositifs spécifiques ont été déployés depuis 2012 pour identifier « les décrocheurs » via un système interministériel d’échanges d’informations, dans le but de les « repêcher ». Les personnels de la mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) exercent leur activité au niveau académique et départemental en tant que conseillers techniques, ainsi que dans les bassins de formation, les districts scolaires et les établissements publics locaux d’enseignement (EPLE).

Au niveau des politiques de l’emploi

Entre la fin des années 1970 et les années 1990, face à la montée du chômage et de l’exclusion, des dispositifs d’insertion sont créés spécifiquement pour les jeunes.

Autour des années 2000, les politiques d’insertion vont connaitre un changement d’approche axe désormais sur une approche globale pour participer à l’émancipation et a l’autonomie financière des jeunes. L’objectif tend désormais à lutter contre l’irréversibilité des parcours de vie en renforçant les dispositifs de « seconde chance » à destination des moins qualifies pour pouvoir leur donner l’opportunité de reprendre des études plus longues et les doter d’un socle de compétences transversales.

Le risque d’être pauvre est désormais beaucoup plus élevé chez les jeunes que chez les personnes âgées. Les 18/24 ans représentent la seule classe d’âge d’adultes qui n’ont pas accès au revenu minimum. En effet, le RSA n’est pas ouvert aux jeunes de moins de 25 ans, sauf s’ils sont parents. Un accès dérogatoire a été créé en 2010 en métropole (2011 pour les DOM), dit « le RSA jeunes », sous réserve d’avoir travaillé deux ans dans les trois dernières années.

Au fur et à mesure, des dispositifs d’insertion ont été créés et superposes au fil du temps, qui varient selon la situation et le statut des jeunes.

Depuis 2011, des aménagements ont été réalisés afin d’apporter un soutien au revenu aux jeunes en difficultés financières inscrits dans un parcours d’insertion.

Pour plus d’informations sur l’évolution des politiques d’insertion des jeunes, rendez-vous sur www.vie-publique.fr.

 

Des dispositifs ciblent les jeunes selon des critères d’éligibilité qui varient d’un dispositif a l’autre :

Jeunes décrocheurs, ou sortant sans diplôme ni qualification :

L’élève est inscrit une année donnée mais n’obtient ni de diplôme ni qualification durant l’année considérée et n’est pas inscrit l’année suivante dans une formation générale ou professionnelle.

Jeunes sans qualification :

Un jeune sort du système éducatif « sans qualification » lorsqu’il cesse sa formation initiale aux niveaux VI ou V bis de la classification interministérielle des niveaux de formation[2]. Selon les termes de la classification, ce jeune interrompt sa formation sans avoir achevé un cycle complet de CAP ou de BEP, et sans s’être inscrit en classe de seconde indifférenciée.

Jeunes en difficultés financières :

Jeunes qui disposent de ressources inférieures au montant du RSA.

Jeunes cohabitants/décohabitants/semi-habitants :

Le jeune est dit cohabitant lorsqu’il vit en permanence chez ses parents ou chez l’un d’eux. Il est rattaché fiscalement et socialement aux parents. A l’inverse, le jeune est dit non cohabitant (ou decohabitant) s’il ne vit plus chez eux et qu’il n’est pas rattaché fiscalement et socialement aux parents. Le jeune est dit semi-habitant s’il vit en partie chez ses parents et en partie dans un autre logement.

Jeunes NEET :

Acronyme (« not in employment, education or training ») utilise par l’Union Européenne qui désigne les jeunes qui ne sont pas en emploi, en études ou en formation. En France, la définition est restrictive et exclut les jeunes diplômés bac+2 qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en emploi.

Chiffres clés

En 2019, environ 1,5 million de jeunes de 15 à 29 ans n’étaient ni en emploi, ni en études, ni en formation (les Neet) selon l’Insee (soit 12,9 %). En 2020, le taux de NEET ayant entre 15 et 29 ans a augmenté, passant à 13,5 %. Parmi les 26-29 ans, la proportion de jeunes NEET atteint 19 %, soit 567 000 jeunes.

Jeunes en situation de vulnérabilité :

La situation de vulnérabilité va au-delà de la seule situation financière du jeune et de sa famille, et se définit via 3 indicateurs : situation financière (ressources du ménage ≤ revenu minimal du RSA), familiale (a quitté domicile familial ou sans soutien), et sociale (sorti du système scolaire sans qualification ou sous-main de justice).

Il existe de nombreux dispositifs pour les jeunes, souvent méconnus, tant des jeunes que de leurs parents. Ce guide regroupe les dispositifs d’insertion nationaux ouverts aux jeunes et donne un premier niveau d’informations sur chacun. Il ne traite pas des contrats aides.

Ces dispositifs sont pris en charge financièrement par les organismes et operateurs publics, le jeune n’a pas besoin de financer la mise en œuvre de ces dispositifs (sauf le BAFA). Dans de nombreux cas, le jeune bénéficie d’une rémunération pendant son accompagnement ou sa formation, voire même d’aides pour financer les frais connexes (hébergement, mobilité, logement, etc).

[1] Indice de classement annuel de la Fondation Bertelsmann, 18 aout 2016

[2] Le niveau VI correspond aux années intermédiaires du premier cycle de l’enseignement secondaire (6e, 5e, 4e) et aux formations préprofessionnelles en un an. Le niveau Vbis correspond à l’année terminale du premier cycle (3e) et aux années intermédiaires du second cycle professionnel court (CAP et BEP).

Le E-guide CFTC à découvrir en ligne ou à télécharger

 

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