Notre devoir commun, l’édito d’Eric Heitz

Notre devoir commun, l’édito d’Eric Heitz

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Jeudi 14 mai 2020
Crise du Covid-19

L'édito du secrétaire général confédéral, Eric Heitz

Voilà, nous y sommes : c’est le temps du déconfinement. Un temps entre deux eaux, entre deux autres, celui du confinement, et celui du “ monde d’après ”, que nous devons penser et préparer, certes, mais qui ne verra le jour qu’avec la disparition du risque sanitaire. En attendant, il nous faut nous organiser pour continuer de vivre et travailler, cette fois, en pleine conscience du risque. C’est le cas de la CFTC, qui, de la Confédération aux structures, poursuit ses activités maintenues pendant le confinement. Consultations avec le Gouvernement, négociations dans les branches et dans les entreprises, soutien et information des adhérents, formations des militants à distance, préparation de la campagne TPE… Les sujets n’ont pas manqué et restent au coeur de notre activité de demain.

Désormais, à l’heure où nos structures rouvrent physiquement leurs portes, il est de notre devoir commun de nous sentir responsables de la santé et de la sécurité de nos militants, des salariés qu’elles emploient et des travailleurs qu’elles accueillent. En adaptant les locaux, l’équipement des personnes présentes, et les modalités d’action. En continuant d’utiliser, par exemple, les possibilités de contact offertes par le numérique.

Plus largement, c’est bien aujourd’hui la santé et de la sécurité des travailleurs qui doivent être au coeur de nos préoccupations. Et en tout premier lieu, la santé de ceux qui ont poursuivi leur activité professionnelle dans un contexte dangereux pour assurer le bon fonctionnement de toute notre société. Ces travailleurs les plus exposés, les plus fragiles, je tiens, encore une fois, à saluer leur courage et leur abnégation. Et je suis convaincu que, pour nous, la meilleure manière de les en remercier passe par notre vigilance.

Nous avons la chance et la force d’être un réseau. Une multitude d’individus, en capacité d’apprécier les difficultés rencontrées sur le terrain et de partager les bonnes pratiques quand elles existent. En capacité de lancer l’alerte s’il le faut, alerte qui peut trouver un large écho pour peu qu’elle nous soit signifiée. C’est pourquoi, plus que jamais, je vous appelle au partage des informations et des expériences et vous souhaite à tous de vivre au mieux cette nouvelle période. Un temps incertain dont nous déjouerons d’autant mieux les écueils que nous serons unis.