Dispositifs de la Loi Avenir professionnel : une ambition encore à concrétiser

Dispositifs de la Loi Avenir professionnel : une ambition encore à concrétiser

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Jeudi 10 juin 2021
FORMATION PRO

Plan de développement des compétences, CPF, actions de formation… Ce sont les dispositifs de la loi Avenir professionnel, réunis en un bloc thématique pour l’occasion, sur lesquels se penchent les partenaires sociaux dans le cadre d’une évaluation, ce 10 juin.

D’autres dispositions, réunies dans d’autres blocs, seront également examinées.

Prévu par la Loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, le plan de développement des compétences a remplacé le plan de formation. Celui-ci, associé au CPF, le compte personnel de formation, devait faciliter la concertation entre employeurs et salariés pour l’élaboration des projets de formation.

D’après une étude réalisée par la CFTC auprès de ses représentants en entreprise et mandatés, cette ambition d’une plus grande “coconstruction” demande encore à se concrétiser. Il y aurait peu de différences concrètes entre le plan de formation et le plan de développement des compétences. 

Le changement est en effet assez minime, dans la mesure où, selon l’un des répondants, délégué syndical dans une entreprise informatique et mandaté dans un comité paritaire pour l’emploi et la formation, “la loi a pour l’essentiel changé le nom des dispositifs existants, et les efforts de communication visant à les faire connaître se font attendre”. Les salariés demeurent en effet extrêmement mal informés concernant leurs droits à la formation, et ratent, de ce fait, des opportunités de reconversion ou de qualification. Le conseil en évolution professionnelle est beaucoup trop méconnu pour que l’on puisse juger de ses bienfaits. Une situation particulièrement préjudiciable pour les salariés les moins qualifiés.

Si l’on constate des évolutions positives, comme “davantage d’entrevues prévues avec le salarié”, d’après un autre délégué syndical, celles-ci auraient “perdu en qualité”, en raison de la crise sanitaire, mais aussi car les entreprises tendent “à se désengager d’une réflexion sur l’employabilité”, renvoyant cette question à l’usage du CPF par le salarié. Celui-ci n’a pourtant pas vocation à remplacer le plan de développement des compétences, ni même à le compenser. Par ailleurs, son abondement est jugé, de manière unanime, nettement insuffisant pour répondre autant qu’aux attentes qu’aux besoins des salariés.

Aller plus loin

A l’occasion de cette évaluation de la loi Avenir professionnel par les partenaires sociaux, Maxime Dumont, chef de file formation et apprentissage pour la CFTC, a répondu aux questions de Centre Inffo. Il y dresse notamment une synthèse des aspects positifs et négatifs de la Loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel.