« Le syndicalisme est une force », Olivier

« Le syndicalisme est une force », Olivier

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Mardi 22 décembre 2020
Parcours de militant

Olivier, 34 ans est agent territorial en Meurthe-et-Moselle. Adhérent CFTC depuis 2018, il est secrétaire adjoint de la section des territoriaux de Lunéville

Votre engagement à la CFTC a-t-il été évident ?

J’ai été sollicité par Rémy (conseiller confédéral en charge des jeunes, ndlr) dès qu’il a créé la section de la mairie de Lunéville en 2017. Mais à l’époque, je venais de prendre un poste à responsabilité. Je le trouvais incompatible avec l’engagement syndical. Je devais d’abord asseoir ma légitimité professionnelle, et ce, sans être soupçonné d’une quelconque partialité. La méconnaissance du syndicalisme pousse trop souvent les gens à se « faire des films » en la matière…

Précisément : le syndicalisme faisait-il partie de votre histoire avant votre adhésion à la CFTC ?

Absolument pas, ni à titre personnel ni à titre professionnel. Jusqu’au jour où face à l’inertie du syndicat qui nous représentait avant à la mairie, j’ai entrepris de régler les problèmes entre la hiérarchie et les collègues. C’était déjà dans ma nature : je ne supporte simplement pas les injustices. À mes yeux, quelqu’un de consciencieux qui fait son travail ne doit pas être impacté par des problèmes de gestion de personnel. Cela arrive trop souvent. C’est notamment pour ça que les syndicats existent…

Mais finalement, si vous aidiez les autres auparavant, quel intérêt à vous syndiquer ?

L’intérêt c’est le groupe CFTC, celui que l’on forme à la mairie de Lunéville et qui est très soudé ! L’échange des points de vue, le doute, la contradiction avec ses pairs sont une nécessité pour qui souhaite ne pas se tromper. C’est mon cas et c’est aussi pour cette raison que je ne me jette pas à corps perdu dans les instances : je veux me former le plus possible avant d’aller plus loin. Je suis convaincu que le syndicalisme est une force ! En particulier à la CFTC, où l’on peut adapter les décisions à l’échelle locale.

Le syndicalisme ne vous semble-t-il pas un peu dépassé ?

Le fait de défendre ceux qui n’y arrivent pas seuls n’a pas d’âge ! En revanche, je trouve qu’on pourrait aller beaucoup plus loin en termes d’image : notre « devanture » doit se moderniser. Rajeunir l’image du syndicalisme pour attirer les jeunes passe par une utilisation accrue du numérique, leur outil par excellence. Pour eux, un réseau social importe bien davantage qu’une émission sur TF1 !

Pensez-vous appartenir à une génération sacrifiée ?

Je crains en effet que nous ne payions le tribut de ce qui a été fait depuis un demi-siècle. Pourvu que nos enfants eux-mêmes ne soient pas une autre génération sacrifiée ! Nos plus grands combats sont ceux à venir.

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