« La CFTC a joué un rôle très positif dans ma vie », Éliane, adhérente CFTC

« La CFTC a joué un rôle très positif dans ma vie », Éliane, adhérente CFTC

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Vendredi 10 août 2018
Rencontre

Éliane Paysant, responsable scientifique au Muséum de Cherbourg, nous explique comment elle a rencontré la CFTC

Quel rapport entre une momie et un avion de tourisme ? Entre des chevaux et un kayak esquimau ? Aucun. Pourtant, Éliane Paysant, responsable scientifique au Muséum de Cherbourg, arrive à mettre tout cela dans sa vie. Une chance : elle est adhérente CFTC !

Comment avez-vous rencontré la CFTC ?

En 2015, j’avais un problème à mon travail et un voisin pompier syndiqué à la CFTC m’a présenté Philippe Bellot, de l’union locale de Cherbourg. C’est à ce moment-là que j’ai adhéré à la CFTC. Il se posait alors pour moi un problème de définition de mes fonctions et de reconnaissance de mon travail.

Philippe Bellot a établi un dialogue avec le directeur des services de la mairie de Cherbourg, mon employeur. Aujourd’hui, mon travail est reconnu. La CFTC a joué un rôle très positif et, même si mon problème est résolu, je tiens à rester adhérente, par fidélité.

Que trouve-t-on au Muséum Emmanuel Liais et qu’y faites-vous ?

Nous avons 15 000 objets en histoire naturelle, ethnographie et archéologie. Ils proviennent d’Océanie, d’Amérique, d’Asie et d’Afrique. Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, des donateurs, souvent des militaires de la marine nés à Cherbourg, ont légué au musée leurs collections privées. Quant à moi, j’y suis responsable scientifique depuis quinze ans. J’étudie, je recense et j’inventorie les collections, qui sont extrêmement diverses. J’ai dû nouer des relations avec des scientifiques qui ont des spécialités que je n’ai pas. Et à chaque fois que nous avançons sur l’inventaire, nous publions un petit ouvrage : sur l’Égypte, sur l’archéologie, sur l’Afrique, et dernièrement sur l’Océanie.

Et puis il y a une momie…

Oui. Nous avons une momie égyptienne depuis 1832. Les hiéroglyphes inscrits sur le sarcophage ont été traduits par Champollion dans une lettre que nous conservons au musée. Selon lui, la momie serait la femme d’un prêtre. Mais nous voulions en savoir davantage, sans la démailloter. J’ai donc trouvé des partenaires à l’hôpital de Cherbourg, qui lui ont fait passer une radio et un scanner bénévolement. Les os du bassin ne sont pas du tout en place, donc il était compliqué de déterminer le sexe de la momie. Mais le radiologue a trouvé des traces d’arthrose, et ce serait donc une femme de 90 ans ! Par ailleurs, une analyse « carbone 14 » d’un bout de bandelette nous a permis de dater la momie de 300 à 50 ans avant J.-C. Depuis, nous avons mené à bien un autre projet : la restauration d’un kayak esquimau du Groenland, que nous avons depuis 1836.

Quelle est votre formation ?

Après un bac scientifique, j’ai fait les Beaux-Arts. Ensuite, j’ai étudié, à l’Université, l’histoire de l’art, l’archéologie, les arts plastiques et l’anthropologie. Finalement, j’ai passé un concours administratif et je suis maintenant fonctionnaire territorial. Je suis passionnée par ce que je fais, chaque projet est une nouvelle aventure !

C’est également le cas en dehors du travail…

J’ai deux chevaux : je les ai recueillis il y a quatre ans auprès d’un centre équestre qui a fermé. Par ailleurs, j’ai une licence de pilote privé et je suis inscrite dans un aéro-club. Je vole régulièrement, jusqu’à Dinard, Deauville ou Caen. Et même une fois jusqu’au nord de Londres, en tant que copilote !

 

Propos recueillis par Laurent Barberon

Crédit photo : Bernard Gouédard