Ce que la langue dit du monde : les nouveaux mots du travail

Ce que la langue dit du monde : les nouveaux mots du travail

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Lundi 1 juillet 2019
Culture

De nouveaux mots font leur entrée dans nos dictionnaires, et cette fois, nombre d’entre eux reflètent les puissantes mutations à l’œuvre dans le monde du travail. Avec une attention croissante portée aux nouvelles technologies comme à l’environnement.

Le travail se transforme : l’économie s’ubérise à grande vitesse ; chez les milléniaux, particuliers employeurs comme slasheurs se multiplient. Les écarts de revenus se sont enfin stabilisés, après avoir furieusement bondi entre 2004 et 2011. Malgré les fantasmes liés à l’apparition de licornes, on assistait en effet à la smicardisation d’une partie de population, la moins diplômée. S’agissant des maux du travail, le bore-out, sorte de travail lobotomisant, est reconnu, au même titre que le burn-out impliquant, lui, une charge mentale trop élevée.

Attention, cette transformation ne revêt pas que des aspects sombres ! Désormais, la vigilance est de mise sur l’infox ; les entreprises se veulent inclusives et le dialogue social couvre la qualité de vie au travail comme la conciliation des temps de vie. Plus question de continuer à invisibiliser les femmes. Sans pour autant aller jusqu’à l’hackaton, les coopérations horizontales sont encouragées via le cotravail – ce qui ne signifie pas non plus la disparition des traceurs, badgeuses et autres relevés de connexion… Les salariés sont en quête d’autonomie et de sens au travail… les consommateurs aussi ! Dur pour une entreprise de survivre aujourd’hui sans une bonne histoire, d’où le recours au storytelling !

Côté déplacements, les trottoirs des grandes villes sont en voie de boboïsation avec l’usage de trottinettes et hoverboards ; le covoiturage se répand, dédiésélisation oblige ! Et si l’on est cycliste, gare à l’emportiérage !

Maud Vaillant

Crédit photographique : CFTC