Grégory Thomas : la CFTC comme une évidence

Grégory Thomas : la CFTC comme une évidence

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Mercredi 12 juin 2019
MILITANTISME

Grégory Thomas est syndicaliste et heureux de l'être. A la CFTC depuis quatre ans, il a fait décoller les résultats aux élections professionnelles dans son établissement. Il est toujours partant pour préparer l'avenir de la CFTC.

Grégory Thomas a la voix grave et chaleureuse. Il parle posément. On comprend vite qu’il ne fait pas les choses à moitié. Pas non plus dans la précipitation. Qu’il agit avec rationalité. Si la vie est une suite de résolutions de problèmes, Grégory Thomas est du genre à trouver de nombreuses solutions. « Tout m’intéresse. » C’est peut-être aussi cette curiosité et cet appétit qui poussent Grégory Thomas à utiliser son temps, son énergie et son intelligence… pour aider les autres.
« J’aime les gens ; j’aime confronter les idées et trouver des compromis. » En militant à la CFTC, Grégory Thomas a tous les jours l’occasion de le prouver. Il y apprécie l’autonomie laissée par sa fédération (PSE : Protection sociale et emploi) pour les négociations, pour les accords d’entreprises, pour la défense des situations individuelles ou collectives. Il apprécie aussi le « syndicalisme de médiation » incarné par la CFTC.

Développer et consolider

Entré à la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse) en 2004 après un BTS Action commerciale et des premiers pas professionnels en banque notamment, Grégory Thomas est chef de projet métiers : il recueille les besoins des utilisateurs des systèmes d’information pour le choix, le développement ou la mise en œuvre d’une solution d’entreprise par les informaticiens.

C’est une rencontre avec un militant pour défendre un dossier qui lui met le pied à l’étrier syndical. La section CFTC a été créée six mois avant les élections professionnelles 2014. La CFTC réalise alors 10,23 %. Grégory Thomas, simple adhérent à l’époque, s’engage très vite, très fort. L’audience augmente. D’une poignée d’adhérents, ils passent à une centaine. En décembre dernier, aux élections du CSE, la CFTC obtient 16,26 % des voix.

Sur l’ensemble des sites, la CFTC est désormais présente avec 10 délégués syndicaux et neuf représentants de proximité (qui s’attellent aux problématiques locales). Élu titulaire au CSE, membre de la commission au sein de la commission Santé, et délégué syndical central CFTC, Grégory constate que « la Confédération est la seule organisation syndicale à proposer une offre de services aux employés et aux cadres de la Cnav, grâce à un noyau dur de militants. Nous organisons des formations Word, Excel et PowerPoint pendant les pauses méridiennes. Lorsque nos collègues veulent changer de poste pour progresser au sein de l’entreprise, nous les conseillons pour refaire leur CV et leur lettre de motivation. Nous accompagnons aussi les avancées de mobilité pour rapprochement de conjoint par exemple… et nous demandons d’adhérer à la CFTC ! »

Par conséquent, Grégory Thomas met tout en œuvre pour « assurer la CFTC d’être au tour suivant ! »

Plan d’action

Il y met son énergie, ses compétences… et sa motivation. Dans le cadre du soutien à des dispositifs d’incitation au développement (via la prime électorale et la prime d’implantation), le projet de l’équipe de la Cnav – qui vise à améliorer les résultats de la CFTC aux prochaines élections (en 2022) – a été retenu pour sa cohérence et sa vision à moyen terme. Ça se passera à Tours, sur le deuxième plus gros site de la Cnav après Paris. Plus de 1 000 personnes y travaillent. Et si « la CFTC a recueilli autour de 30 % des suffrages dans les CSE des sites franciliens, les 5,46 % à Tours nous ont fortement pénalisés pour le score global », précise Grégory Thomas. Déjà, plusieurs DS CFTC ont été choisis parmi des travailleurs de ce site, afin d’améliorer le lien avec les salariés. Et fin septembre 2019, la CFTC tiendra un stand dans la cour principale du site, animé par une dizaine de militants de la section syndicale.

La force tranquille de Grégory Thomas, ses résultats et sa motivation l’ont conduit jusqu’au groupe de travail sur la motion d’organisation pour le prochain congrès confédéral. Pour préparer la motion, les instances confédérales ont en effet souhaité s’inspirer et se nourrir de l’expérience de développeurs et de militants du mouvement. Depuis le prébilan de la motion de 2015 l’année dernière, la motion d’organisation de la prochaine mandature (2019-2023) se prépare à l’aide des contributions et retours d’expérience de militants – une douzaine – issus des fédérations, des unions géographiques et des structures syndicales. La motion d’organisation décline concrètement les projets politiques de la motion d’orientation. Grégory Thomas, planche plus particulièrement sur l’axe « Développement et Représentativité. »

Ça le passionne. « Transformer les enjeux en plan d’action de surcroît à une échelle plus grande que l’entreprise » est stimulant. Pour Grégory Thomas, « L’ambition d’un projet ne va pas sans un “qui-fait-quoi-quand-et-comment”… » Toujours les pieds sur terre. Pour emmener la CFTC plus haut.

Stéphanie Baranger

 

Crédit photographique : Bernard Gouédard