La réforme du système
La CFTC réaffirme sa volonté de pérenniser les régimes de retraite par répartition.
La crise économique, notamment celle du marché financier, s’est transformée en une crise de confiance dans le système capitaliste. Les systèmes boursiers, où sont placés les fonds de retraite par capitalisation, ont clairement montré ces limites.
La CFTC refuse que les produits de capitalisations remplacent nos régimes de retraite obligatoire gérés par répartition. Par ailleurs, seul le régime par répartition organise une solidarité au sein et entre les générations. Les cotisants d’aujourd’hui payent les retraites des salariés d’hier et bénéficieront à leur tour de leur retraite. La solidarité joue également pour fournir à tous les droits à un minimum retraite.
La CFTC réaffirme son attachement à ce que les régimes de base (assurés principalement par la CNAVTS et la MSA) et les régimes de retraites complémentaires coexistent, avec leur règle propre (notamment la gestion paritaire pour l’Agirc et l’Arrco).
Elle est opposée à toute fusion de ces systèmes, c’est la raison pour laquelle elle refuse l’extension du système par point aux régimes de base.
La CFTC s’oppose également au passage à un système en comptes notionnels
Le système «à la Suédoise» a montré ses limites avec la crise. Le déséquilibre financier du régime va entrainer une baisse considérable du niveau des pensions. La CFTC déplore le caractère inéquitable de ce système qui voit le niveau des pensions fluctuer en fonction de l’état des comptes des systèmes de retraite.
Enfin, une réforme en profondeur (systémique) du pilotage de notre système de retraite ne permettrait pas de résoudre la question du financement (pas de rééquilibrage des comptes de la branche retraite). .