2010-07-09

Nos propositions pour le financement des retraites


La CFTC, attachée aux fondamentaux de notre système de retraite en France, souhaite que soit entrepris un vrai travail de transparence sur le financement.

Pour que les caisses de notre système de retraite soient équilibrées, il est important que les salaires soient revalorisés et que la France renoue avec le plein emploi.

Il est important que l’ensemble des allègements de cotisations sociales soit compensé au centime près par le gouvernement. La CFTC est d’ailleurs perplexe sur les effets des allègements et exonérations de cotisations sociales sur l’emploi. A ce jour, aucune évaluation sérieuse «coût/efficacité» de ces mesures n’a été effectuée.

La CFTC demande un élargissement de l’assiette des cotisations à certains revenus: stock-options, retraites chapeau, participations, intéressements…

Parmi les pistes de ressources nouvelles, la CFTC propose d’avoir recours à une augmentation de la CSG. Une augmentation d’un point de la CSG permettrait de générer plus de onze milliards d’euros de ressources supplémentaires. La CFTC propose qu’une partie de la CSG soit «fléchée», c'est-à-dire affectée, avec un contrôle effectif de l’affectation des sommes versées à la branche «vieillesse».
 
La CFTC défend une plus juste répartition de la richesse

Le maintien du régime de retraite doit être le reflet d’un projet de société dans lequel notre système de protection sociale représenterait un investissement social de long terme.

L’équilibre des retraites doit reposer sur une juste répartition de la richesse produite. Depuis 30 ans, le partage des profits se fait au bénéfice des actionnaires et au détriment des salariés, ce contre quoi la CFTC s’insurge.

Par ailleurs, les profits non réinvestis doivent être plus justement répartis au bénéfice des revenus du travail, et affectés à un « salaire différé », qui participerait au financement de nos régimes de retraites.
 

Le fonds de réserve des retraites.

Le fonds de réserve des retraites doit permettre d’absorber les conséquences d’un déséquilibre démographique prévisible.

A cette fin, il faut s’assurer que les réserves engrangées suffiront pour les générations futures. Actuellement les placements sont prévus jusqu’en 2020, mais ils doivent être envisagés à l’horizon 2030, voire au-delà.