2016-04-01
La voie que nous avons choisie.

La voie que nous avons choisie

26 janvier 2015
L'édito de Philippe Louis
pour La Lettre confédérale CFTC 1492
"Entre le libéralisme sans conscience et l’immobilisme sans avenir, il y a une voie." Ces propos, tenus par le président de la République lors de la cérémonie des vœux aux partenaires sociaux le 18 janvier, nous confortent, militants de la CFTC, qui ne cessons de proclamer haut et fort qu’entre le front du refus et le syndicalisme d’accompagnement, tous deux voués à l’échec, il y a la place pour une autre pratique : celle du syndicalisme de construction sociale, telle que l’a réaffirmé la motion d’orientation adoptée par le Congrès à Vichy en novembre dernier.
 
Force est de constater, également, que plusieurs problématiques abordées dans ce document font aujourd’hui l’actualité. Pour la CFTC, chacun doit pouvoir être acteur de sa vie professionnelle et personnelle. Encore faut-il pour cela qu’il puisse se former tout au long de sa vie, au gré de ses aspirations, et qu’il y ait adéquation entre ses envies et les besoins des entreprises, sous peine qu’il se retrouve sans emploi du fait de l’absence de débouchés.
 
Voilà pourquoi la CFTC plaide pour davantage de transparence et de fluidité dans le marché du travail, à condition que cela débouche sur des emplois, et accueille favorablement les propositions du président de la République en faveur de la formation professionnelle continue. C’est aussi pour cette raison que nous nous sommes prononcés pour les allègements de cotisations sociales pour les entreprises de moins de 250 salariés qui embaucheront, soit un montant de deux mille euros par personne, à condition toutefois qu’elles ne cherchent pas à bénéficier de l’effet d’aubaine.
 
Dans notre motion, nous insistons également pour que la hiérarchie des normes soit préservée, que les nouvelles formes d’emplois liées à l’émergence du numérique puissent se développer et que les personnes qui s’y engageront bénéficient d’une continuité de leur activité. Aussi, lors des consultations qui précéderont l’élaboration du projet de réforme du Code du travail annoncé par le chef de l’État, nous veillerons à ce que ces exigences soient respectées.
 
Philippe Louis
Président confédéral

Retour à la liste .