2012-09-04
Qu’on ne nous rejoue pas les violons du coût du travail.

Qu’on ne nous rejoue pas les violons du coût du travail

20 juillet 2012
L'édito de Pascale Coton pour La Lettre confédérale CFTC 1409 du 19 juillet 2012
« Rasez les Alpes… qu’on voit la mer ! ». C’est avec ces mots d’un poète et chanteur suisse engagé, qu’on a envie, à chaud, d’exprimer notre indignation, en même temps que notre incompréhension, face à la situation des salariés de PSA. Certes, exiger l’impossible ne figure pas dans le logiciel de la CFTC, d’autres occupent déjà ce créneau.
 
La marque de fabrique de la CFTC, c’est la concertation, la négociation, la recherche puis la défense d’alternatives frappées au coin du bon sens. Encore faut-il pour cela disposer en toute transparence et en toute confiance des informations nécessaires et suffisantes. De ce point de vue, l’équipe CFTC de PSA est dans le vrai : commencer par le commencement, c'est-à-dire exiger et obtenir lors du comité central d’entreprise du 25 juillet prochain la désignation d’un expert.
 
Accéder ensuite, via l’expert, à toute la vérité, rien que la vérité quant à la situation financière du groupe et à la dramatique urgence qu’elle fait prétendument peser sur les épaules des salariés. Sur cette base, je fais confiance à nos équipes pour défendre au mieux les intérêts de leurs collègues et de leurs familles. Qu’on me permette toutefois de m’interroger sur les intentions de la direction du groupe, sur sa volonté d’ouvrir par la concertation le champ des possibles.
 
Cette direction qui claironne à grand renfort de presse l’absence d’autres solutions que la suppression de 8 000 postes et la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois. Une certitude pourtant contrariée par la communication de cette même direction selon laquelle, je cite, « il ne doit y avoir aucune question sur la santé financière du groupe ». Les augmentations de rémunérations accordées en 2010 aux membres du directoire de PSA attestent de cette santé financière.
 
Qu’on ne nous rejoue pas alors les violons du coût du travail, l’emploi ne saurait être une fois encore la seule variable d’ajustement ou correction d’un défaut de stratégie ! C’est l’avenir de femmes et d’hommes qui se joue ici, PSA doit en faire sa priorité !
 
Pascale Coton,
Secrétaire générale
 
 
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