« Un authentique moment de démocratie sociale ». C’est par cette formule que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a qualifié, lors de son discours de clôture, la grande conférence sociale des 9 et 10 juillet dernier.
Si la prudence commande d’attendre les semaines et les chantiers à venir pour valider que la méthode de dialogue revendiquée n’était pas qu’un effet de com’, force est de constater que les partenaires sociaux, au premier rang desquels la CFTC, ont été, durant ces deux journées, réellement mis à contribution. J’en veux pour preuve la feuille de route sociale adressée par le Premier ministre aux partenaires sociaux dès le lendemain de la conférence sociale.
Il est aisé pour la CFTC d’y retrouver « ses petits ». La CFTC revendiquait comme résultat tangible de cette conférence la formalisation d’un contrat social de mandature. Elle obtient la feuille de route sociale, véritable agenda partagé qui, en son contenu, reprend nombre de grands sujets défendus par ses équipes lors des différentes tables rondes. La CFTC revendiquait depuis des années un comité permanent du dialogue social, outil de pilotage, de suivi et d’évaluation de l’agenda social ou feuille de route. Elle obtient la création d’un conseil ou commissariat du dialogue social et de la prospective.
Et, cerise sur le gâteau, la CFTC dénonçait sans relâche depuis 2008 les incohérences – pour ne pas dire les aberrations – de la loi sur la représentativité, elle obtient du Premier ministre l’engagement, durant le second semestre 2013, d’évaluer les effets de cette loi et, ce sont ses mots, d’« envisager des ajustements si nécessaire ». Lors des sept tables rondes, la CFTC a su prendre toute sa place et a exprimé sa volonté de vouloir mettre sur la table d'autres sujets importants tels que la dépendance et le pouvoir d'achat des retraités, la pension de réversion...
Le gouvernement nous a assuré que cette conférence n'était qu'un début. Il nous appartient donc d'en écrire la suite.
Pascale Coton,
Secrétaire générale