2012-01-24
Réponse fin janvier.

Réponse fin janvier

24 janvier 2012
L'édito de Pascale Coton pour La Lettre confédérale CFTC 1383 du 19 janvier 2012
La montagne a-t-elle, une nouvelle fois, accouchée d’une souris ? Le président de la République s’étant donné jusqu’à la fin du mois pour présenter les mesures qu’il compte prendre dans l’urgence pour relancer l’emploi, il est encore trop tôt pour savoir si le sommet social du 18 janvier constituera le tournant tant attendu pour s’attaquer durablement et concrètement au fléau du chômage.

Toujours est-il que, pour les salariés de Lejaby, de SeaFrance, de Cofinoga, du GAN, d’Air France… qui viennent d’être licenciés ou qui le seront dans les prochains jours, il est déjà trop tard. Le sommet social n’aura pas contribué à les rassurer, à leur rendre la confiance dont ils ont besoin, au même titre que l’ensemble de nos concitoyens. C’est ce que nous avons dit à Nicolas Sarkozy, car pour la CFTC, il faut le marteler, la crise que traverse notre pays est d’abord et avant tout une crise de confiance. D’où la nécessité, après la phase nécessaire de discussions, d’analyser toutes les pistes qui ont été ouvertes, notamment par la CFTC, puis de passer aux actes.

Or, nous craignons que les réponses qui seront apportées, à l’image de la TVA dite « sociale », ne soient pas à la hauteur de la gravité de la situation. Cette mesure est à l’image du désarroi de nos dirigeants qui ne savent pas par quel bout prendre le problème et qui se réfugient dans des réponses formatées, idéologiques et sans liens avec la réalité. Pour nous, la TVA « sociale » est inacceptable, car elle constitue un détournement de fonds de la partie de leur rémunération que les salariés acceptent de confier à la solidarité nationale pour que soient couverts collectivement les risques de la vie : vieillesse, maladie, famille…

C’est une mesure qui ne convient à personne, à part le patronat qui y voit l’occasion d’augmenter les marges des entreprises. La question du financement de la protection sociale, qui est notre « trésor national », mérite mieux qu’un semblant de débat organisé dans la précipitation à trois mois de l’élection présidentielle.

 
Pascale Coton
Secrétaire générale
Retour à la liste .