2010-09-10
Rendez-vous le 7.

A la une.

L'édito de Philippe Louis pour La Lettre confédérale CFTC 1318 du 2 septembre 2010
Jamais dans notre pays les syndicats n’ont appelé à la mobilisation aussitôt après la rentrée.
 
Cette fois, on peut dire que les vacances sont finies et bien finies.
 
Plusieurs dossiers sont d’ores et déjà ouverts – certains n’ont même pas été refermés durant la trêve estivale – qui nous appellent à passer à l’action. Parmi eux, figure bien entendu celui des retraites.
 
La CFTC et les autres organisations syndicales demandent à l’ensemble de nos compatriotes de descendre dans la rue dès le 7 septembre pour manifester leur opposition à une réforme injuste qui va faire peser l’essentiel de l’effort sur les salariés, mais aussi sur les seniors exclus de l’emploi et les jeunes qui n’ont pas encore réussi à s’insérer.
 
Il s’agit d’une première : jamais dans notre pays les syndicats n’ont appelé à la mobilisation aussitôt après la rentrée. C’est qu’il y a urgence à faire échouer un projet élaboré uniquement dans un souci de diminution de la dette publique et sans véritable concertation.
 
Du début à la fin des discussions, le gouvernement est resté arc-bouté sur son projet de repousser de deux ans l’âge de départ à la retraite, refusant de prendre en compte les propositions alternatives défendues par les syndicats. Et les amendements envisagés, aujourd’hui, comme celui sur la pénibilité, demeurent insuffisants.
 
Parce que, sur le fond, cette réforme est injuste, et parce que, dans la forme, ce ne fut qu’un faux-semblant de dialogue social, il est primordial que les militants, adhérents et sympathisants de la CFTC soient effectivement et massivement présents dans les rues de nos villes le 7 septembre.
 

Et après, me direz-vous ? L’intersyndicale se réunira le 8 : la suite qu’elle donnera au mouvement dépendra de la mobilisation et de la motivation de tous, mais aussi des réactions du gouvernement et des parlementaires.
 
Rien n’est joué !
 
Pour l’heure, face à une majorité politique qui reste sourde à nos revendications et hostile au dialogue, nous sommes engagés dans un rapport de force. Plus nous serons nombreux à descendre dans la rue le 7 septembre, plus notre marge de manoeuvre sera importante par la suite.
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