2010-02-04
LE PORTAGE SELON PRISME.

LE PORTAGE SELON PRISME

04/02/2010
UNE PRECARITE ABSOLUE POUR LES PORTES

Prisme (organisation patronale de l’Intérim), vient de transmettre sa nouvelle version du projet d’accord en vu de la prochaine séance de négociation du mercredi 10 février.

L’UGICA-CFTC ne cache plus sa lassitude envers la délégation patronale qui reste fermée à l’ensemble des revendications formulées par les organisations syndicales.

Le projet présenté n’a en réalité qu’une seule finalité: permettre aux agences d’intérim d’effectuer du portage salarial, et ce, à moindre frais pécuniaire et social.

A moindre frais social, puisque le CDI proposé ne l’est qu’à titre éminemment subsidiaire et de facto, inapplicable en pratique (il est proposé la rédaction d’un avenant au contrat de travail pour chaque nouvelle mission du porté…).

Quant au CDD proposé, l’UGICA-CFTC soupçonne le Prisme de provocation… D’une part, il est proposé que celui-ci devienne la norme pour les salariés et d’autre part, il peut durer trois années, voir plus pour permettre aux séniors de liquider leur droit à la retraite ! Unanimement, les organisations syndicales avaient refusé le CDD d’usage du fait notamment de l’absence de délai de carence entre deux contrats ou de motif de recours explicite. Prisme, sous une nouvelle appellation (CTPS : Contrat de Travail en Portage Salarial) propose donc un contrat encore plus précaire que le CDD d’usage.

A moindre frais pécuniaire, puisque la délégation patronale refuse toujours d’augmenter le salaire minimum (2 600 euros actuellement), refuse de discuter de la majoration salariale pour les jours supplémentaires (effectués au delà de 218 jours, dans la limite de 223 jours).

De plus, le projet ne retient toujours pas le principe d’exclusivité de l’activité de portage, unanimement revendiqué par les syndicats, se permettant même d’indiquer que la possibilité qui serait laissée aux entreprises de travail temporaire d’effectuer du portage salarial au sein de leur agence, résulte d’une demande des partenaires sociaux faite au législateur!

A la lecture de ce projet, un constat s’impose: Prisme veux se réserver le droit de faire du portage, si possible même d’avoir le monopole de cette activité, mais surtout sans assumer d’obligations et sans sécuriser la situation des salariés portés.
 
L’UGICA-CFTC refuse d’avaliser cette mascarade et se demande, à 5 mois de l’échéance donnée par le législateur pour aboutir à un accord, si elle peut réellement attendre un quelconque engagement du Prisme.

Retour à la liste .