2008-06-26
Ces mots qui definissent la CFTC.

Ces mots qui definissent la CFTC

24/05/2007
 
Syndicalisme d’inspiration sociale chrétienne : l’article 1er des statuts confédéraux précise que la CFTC « se réclame et s’inspire, dans son action, des principes de la morale sociale chrétienne ». Cela n’impose pas de pratiques ou de convictions religieuses. S’inspirer signifie : « tirer des idées de quelque chose ou de quelqu’un ». L’inspiration sociale chrétienne ne met donc pas en cause la responsabilité des choix des instances CFTC et les convictions des adhérents. Elle en éclaire la prise de position.
 
Syndicalisme de construction sociale. Jusque vers les années 1990, les observateurs avaient coutume de diviser en deux le syndicalisme français avec, d’un côté les organisations révolutionnaires (la CGT et, jusqu’à son recentrage intervenu au début des années 1980, la CFDT puis SUD), et de l’autre les syndicats réformistes (CFTC, CGT-FO et CFE-CGC). Le qualificatif de réformiste s’opposait à celui de révolutionnaire pour désigner la recherche d’une transformation progressive de la société par la négociation et la conclusion d’accords collectifs par opposition à une stratégie de conflit visant à obtenir des ruptures brutales dans les équilibres de la société. Depuis une vingtaine d’années, avec la réduction sensibles du pouvoir de séduction des idéaux révolutionnaires, le syndicalisme français a été amené à s’engager davantage dans la démarche réformiste à l’exemple des autres syndicalismes européens. Or, les économies libérales présentent désormais des signes inquiétants pour la liberté et la dignité des travailleurs et l’appel à la réforme signifie le plus souvent la remise en cause sévère et durable du progrès social. Les employeurs peuvent, en effet, être tentés d’utiliser la négociation pour revenir sur les grands acquis collectifs. C’est pourquoi la CFTC, sans modifier son comportement, préfère qualifier sa démarche d’action « constructive ».
 
La dignité humaine doit être respectée pour chaque personne sans exception. Elle est sacrée. Elle ne relève pas de l’âge, de l’intelligence, de la fortune, du physique ou de la sensibilité… Toute option, tout acte tendant à réduire la personne à ses qualités ou à ses défauts, à ses performances, à une valeur marchande, à un produit de consommation jetable est une atteinte profonde à la dignité humaine. La dignité humaine est celle de la personne et non de l’individu. L’individu se réduit à un pion de valeur relative selon ses qualités ou défauts ou à un être fermé sur lui-même. La personne a une dignité absolue et est appelée à s’épanouir en particulier par l’ouverture aux autres.
 
Le service du bien commun, c’est la recherche du juste équilibre entre, d’une part les intérêts particuliers légitimes de chaque personne et de chaque groupe, et d’autre part l’intérêt de la communauté (humanité, nation, entreprise…) dans un souci de solidarité. Il s’agit de mettre en œuvre des moyens politiques, culturels et sociaux visant à faciliter le libre épanouissement et la croissance de chaque personne dans le respect des autres et l’égalité des chances. Cette notion est à l’opposé de l’égoïsme, de l’individualisme, du corporatisme ou du communautarisme. Elle ne doit pas être confondue avec l'intérêt général qui peut conduire à sacrifier les minorités au bénéfice du plus grand nombre.
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