La deuxième séance de négociation sur la sécurisation de l’emploi, le 11 octobre, a ressemblé à peu de choses près… à la première. Ce second tour de chauffe a donc permis à la CFTC de rappeler ses propositions et d’enfoncer le clou.
« Aujourd’hui les CDI ont été marginalisés. Il faut revenir à l’esprit d’origine » insiste Joseph Thouvenel, vice-président confédéral et chef de file de la délégation, qui a proposé ce que la CFTC défend depuis douze ans : moduler le taux de cotisation à l’assurance chômage en fonction de la durée de présence du salarié dans l’entreprise.
« Il n’est pas question de se débarrasser des CDD, certains sont utiles. Mais il y a des entreprises dont plus de la moitié des effectifs est en contrat précaire, toute l’année. Ce n’est pas normal » s’insurge-t-il. Celles qui accumuleraient les contrats courts paieraient donc plus de cotisations.
Pour l’autre fléau du temps partiel subi, la CFTC demande qu’un horaire contractuel minimal soit garanti dans toutes les branches et que ces salariés soient prévenus plus en avance des heures complémentaires à assurer.
Si un temps plein se libère dans leur entreprise ou dans une autre, qu’ils soient prioritaires et que leur période de préavis puisse être réduite.
D’autre part, pour multiplier les possibilités de « combler les trous » des horaires, les emplois pourraient êtres mutualisés par des groupements d’employeurs d’un même bassin d’emplois.
Enfin, pour les CDD et les intérimaires licenciés, la CFTC demande qu’ils aient maintenant tous accès au contrat de sécurisation professionnelle (CSP), actuellement expérimenté, et à un contrat de prévoyance (décès, invalidité) qui devra être étendu à tous les salariés en situation précaire (contrat de mission,…).
Le tour de table de tous les thèmes doit s’achever le 25 octobre et la négociation à proprement parler commencer le 8 novembre.