Les emplois d’avenir ont été officiellement adoptés le 9 octobre par le Parlement.
Qui dit
emploi d’avenir dit CDI ou CDD d’une durée de 1 à 3 ans, à temps plein (prioritairement), rémunéré au Smic (au moins), pour des jeunes de 16 à 25 ans (ou des travailleurs handicapés de moins de 30 ans) peu ou pas qualifiés habitant dans des territoires
* où ils connaissent des difficultés particulières d’accès à l’emploi.
Quantitativement, le gouvernement table sur 100 000 contrats signés en 2013 et 150 000 à terme en 2014 (cf. encadré). Réservés aux collectivités, hôpitaux et associations, les emplois d’avenir seront aidés à 75 % par l’État.
Mais ils pourront être contractés dans le privé s’ils présentent « une utilité sociale avérée » et une forte probabilité d’embauche. Ils seront alors subventionnés à hauteur de 35 %.
Environ un emploi d’avenir sur trois devrait ainsi être réservé au privé, soit 45 000 contrats à terme. Les secteurs d’activité privilégiés seront ceux en mal de recrutement et en croissance, comme le développement durable, le numérique, l’économie sociale et solidaire ou encore l’aide à la personne.
Les groupements d’employeurs, qui proposent des parcours d’insertion, sont aussi visés. Il n’est pas exclu de penser que le BTP pourrait être aussi concerné, si toutefois les entreprises du secteur remplissent les conditions de formation et les perspectives d’embauche en fin de contrat.
Si le contrat ouvre droit aux dispositifs de formation de droit commun (DIF, plan de formation, période de professionnalisation) aux jeunes, l’employeur devra dire précisément comment il entend le former, prioritairement sur le temps de travail, et l’accompagner pour en bénéficier.
Le jeune doit acquérir des compétences de base et transférables pour accéder à une qualification supérieure et être formé à un métier.
* Soit dans les zones urbaines sensibles (ZUS) ou les zones de revitalisation rurale (ZRU), soit dans les DOM, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin ou à Saint-Pierre-et-Miquelon.
Le sommet de l’iceberg
L’objectif affiché par le gouvernement est de tenter de juguler le flux de 120 000 jeunes qui sortent chaque année du système scolaire sans diplôme ni qualification, à défaut du « stock » de 500 000 jeunes de 16 à 25 ans – sans qualification ni emploi – évalué par le ministère du Travail.