Le 1er octobre marque une date importante pour les parents fonctionnaires, titulaires ou non. À compter de cette date, chacun des conjoints bénéficie d’un droit à congé parental après une naissance et jusqu’au troisième anniversaire de l’enfant.
Alors qu’auparavant, ce droit était partagé, c'est-à-dire qu’il était accordé soit au père, soit à la mère, et lorsque l’un prenait le congé, l’autre devait y renoncer. Dorénavant, le congé peut être pris par les deux parents.
C’est ce que prévoit un décret daté du 18 septembre 2012 sur l’articulation entre les congés maternité ou d’adoption avec le congé parental, les modalités d’avancement et de promotion pendant le congé parental et la procédure de réintégration dans leur poste au terme du congé. “Une avancée pour la vie familiale de tous les agents et pour l’égalité hommes/femmes ”, dont se réjouit Denis Lefebvre, Secrétaire général de la FAE-CFTC.
Du côté du privé, des changements aussi sont en cours, mais cette fois ils n’avantagent pas forcément les parents salariés. La ministre des Droits des femmes vient, en effet, d’annoncer son intention de réduire le congé parental à 1 an (au lieu de 3 maximum), avec une meilleure rémunération, afin de faciliter la réinsertion professionnelle des parents salariés.
“ Les parents doivent pouvoir se décider selon leur conscience et non uniquement par rapport aux conséquences de leur absence de l’entreprise, souligne Jean-Michel Cerdan, secrétaire confédéral chargé des conditions de travail. À la CFTC nous sommes très attachés au libre choix des personnes. ”
Une annonce en tous les cas prématurée, car il faudrait renforcer les modes de garde des jeunes enfants, ainsi que la formation d’assistantes maternelles, augmenter d’environ 200000 le nombre de berceaux et penser l’accompagnement du retour vers l’emploi des parents salariés.
Autant de garanties à aborder lors de la négociation sur la qualité de vie au travail, commencée le 21 septembre, lorsqu’elle traitera des temps familiaux.