2012-06-11
Plans sociaux.

Plans sociaux

11 juin 2012
Un troisième tour social à hauts risques
Néo Sécurité, Technicolor, Doux, Carrefour, Air France, Novatrans ou encore Areva ont un dénominateur commun : la menace qui pèse sur leurs salariés.
 
Qu'elles soient en redressement judiciaire, en restructuration ou qu'un de leurs sites ferme, ces cas ne sont que la part émergée d'un iceberg, évaluée par certains à 45 000 postes menacés. Quelle qu’en soit l’ampleur, la vague des plans sociaux gardés discrets le temps de la campagne électorale, ne demande qu’à déferler sur une France qui compte déjà 10 % de chômeurs.
 
Le Premier ministre a arrêté une liste de 36 entreprises et 36 000 emplois « les plus en danger » et une « cellule commando » chargée de veiller sur les PSE est active au ministère du Redressement productif, en relation avec Bercy.
 
Sur le terrain, le préfet désignera une personne « très compétente (…) qui sera chargée d'aider à trouver des solutions » en mettant autour de la table l'ensemble des acteurs locaux.
 
Parmi les outils pour remédier à cette hémorragie annoncée, le gouvernement envisage de légiférer sur les « licenciements boursiers » ; une prochaine négociation interprofessionnelle devrait s’ouvrir d’ici-là. Le ministre du Travail parle même d’une autorisation judiciaire de licenciement (à ne pas confondre avec l’autorisation administrative qui a été supprimée en 1986). Une bonne occasion de s’intéresser au problème soulevé par l’affaire Vivéo afin que les motifs économiques d’un licenciement collectif soient fondés avant de le mettre en place.
 
D'autre part, une autre proposition de loi pourrait obliger de revendre un site industriel « non utilisé » au premier acheteur crédible. Autant de sujets qui vont être abordés, avec la question des accords compétitivité-emploi, dont la négociation a été interrompue avant la campagne électorale, lors de la conférence sociale les 9 et 10 juillet.
 
Retour à la liste .