2012-02-27
Présidentielle 2012.

Présidentielle 2012

27 février 2012
Une idée fixe des hyper-consuméristes
Fin du chômage, des fermetures d'usines et autres délocalisations brutales... la première des priorités serait d’élargir les conditions d'ouverture des magasins le dimanche !
 
C'est ce qu'a annoncé Frédéric Lefebvre, secrétaire d'État chargé du Commerce, lors des États généraux du commerce à Bercy, le 17 février. Une telle mesure permettra de “vous donner plus de liberté, c'est de la croissance pour vos commerces, c'est de l'emploi pour les Français ” a-t-il déclaré aux participants. Il remet ainsi, encore une fois, la question du travail dominical sur le métier, soi-disant définitivement réglée par la loi Mallié du 10 août 2009 et ses Périmètres d’usage de consommation exceptionnel (Puce) sensés garantir des compensations pour les salariés.
 
Les promesses faites n'ont jamais été respectées : le volontariat et le paiement double de la journée restent des exceptionsfait remarquer Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC. En dehors de ces cas, tous les magasins peuvent ouvrir 5 dimanches par an sur autorisation préfectorale.
 
Côté commerçants, on n'est pas si demandeur que ça. Si le Conseil du commerce de France demande dans son Pacte pour le développement du commerce que les commerces puissent ouvrir “ librement 10 à 12 dimanches par an ”, le président de la Fédération nationale de l'habillement ne l'entend pas de la même oreille : “On ne veut pas que soit pas banalisée l'ouverture du dimanche et étendue à l'ensemble du commerce en France”a-t-il déclaré à l'AFP. Et pour cause.
 
Comme l'a toujours démontré la CFTC, ce lobbying agressif pour les ouvertures dominicales est l'oeuvre des grandes surfaces, peu créatrices d'emploi, qui mettent en danger les commerces indépendants de centre-ville qui eux, emploient du personnel.
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