Ouvrir les emplois masculins aux femmes, c’est possible, tout en bénéficiant d’aides de l’État. Grâce aux contrats pour la mixité des emplois et
l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes*. Les entreprises de toutes tailles peuvent conclure de tels contrats pour lesquels les élus du personnel et les délégués syndicaux sont consultés.
Objectif : diversifier les emplois occupés par les femmes et favoriser leur promotion pour réduire les inégalités. Sont concernés les emplois ou les catégories professionnelles enregistrant moins de 30% de femmes dans l’entreprise ou la branche.
Ces contrats (CDD, CDI ou intérim) doivent mettre en place des actions visant à informer, à sensibiliser ou former à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Cela concerne aussi l’embauche, la formation, la promotion ou l’amélioration des conditions de travail.
Au mieux, tout cela est cadré par un accord collectif, sinon un plan d’action(s) en faveur de la mixité des emplois suffit. L’information ou la sensibilisation peut concerner l’encadrement pour que les salariées nouvellement embauchées soient mieux accueillies ou accèdent plus facilement à des postes d’ordinaire réservés aux hommes. Les formations doivent viser l’amélioration de la situation des femmes dans l’emploi et leur accès aux postes à responsabilité.
Deux types d’action sont retenus :
- adaptation à la prise de poste
- formations qualifiantes.
L’aménagement du poste de travail (achat de matériel pour réduire la charge physique) et celui des locaux peuvent aussi être pris en charge. L’État abondera à hauteur de 50% maximum pour les coûts pédagogiques de la formation, l’aménagement des postes et locaux, la communication, la sensibilisation et la formation sur l’égalité professionnelle, mais ne dépassera pas 30% de la rémunération des salariées en formation.
* Circulaire n°DGCS/SDFE/B3/2012/77 du 17 février 2012 relative aux conditions d’application du contrat pour la mixité des emplois et l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes prévu par décret n°2011-1830 du 6 décembre 2011.